Appareils Photo Réflex

Quel type de capteur choisir selon mon usage ?

08/08/2014
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Le capteur : véritable pièce maîtresse d’un appareil photo numérique

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A quoi sert le capteur ?

Depuis la révolution numérique, le film argentique a été relégué au placard ! C’est désormais le capteur photosensible qui a pris sa place au cœur de nos appareils photo. Ce dernier permet de capter la lumière pour la transformer en image numérique. Son secret ? Une composition faite de cellules photovoltaïques destinées à mesurer l’intensité et la couleur de la lumière. Les informations traitées sont ensuite transformées en impulsions électriques elles-mêmes converties en image. Son rôle crucial dans la prise de vue fait du capteur la pièce maîtresse des appareils photo actuels.

 

CMOS, CCD, Super CCD ou Foveon

 

Tous les appareils photo numériques ne sont pas équipés des mêmes capteurs. On en dénombre actuellement quatre types :

 

  • Les capteurs CCD (Charge-Coupled Device) sont les plus répandus sur le marché

 

  • Les capteurs CMOS (Complementary Metal Oxyde Semi-conductor), autrefois moins performants que les CCD, ont gagné en qualité au point d’équiper désormais les reflex et hybrides haut de gamme de certains fabricants (notamment Canon)

 

  • Les capteurs Super CCD sont uniquement présents sur les appareils signés Fujifilm. Cette technologie a d’ailleurs été développée par et pour le constructeur japonais

 

  • Les capteurs Foveon, encore confidentiels (vague), n’équipent quant à eux que les reflex de la marque Sigma. Développer car ce n’est pas très clair

 

Chacun de ces capteurs présente ses propres caractéristiques techniques. Si ces dernières sont mises en avant par les constructeurs, concrètement, les écarts qualitatifs se sont à ce point réduits que leurs différences n’entrent plus en jeu pour définir la qualité d’une image. Leur résolution et leur taille sont en revanche décisives sur ce point.

 

 

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La résolution du capteur : quelle résolution choisir ?

 

La résolution est essentielle pour déterminer la qualité de précision des images numériques (ou piqué, dans le jargon photographique). Elle représente donc l’un des principaux critères de choix lors de l’achat d’un appareil photo. Elle est calculée simplement en multipliant le nombre de pixels présents sur la longueur et la largeur du capteur. Ainsi, un capteur de 4000×3000 pixels offrira une résolution de 12 mégapixels. Le format du capteur est-il pour autant déterminant en matière de résolution ? Oui et non ! Car c’est surtout la taille des pixels qui la détermine. Aussi, avec leur miniaturisation de plus en plus poussée, on assiste aujourd’hui à une augmentation de la résolution des boîtiers (jusqu’à 45 mégapixels) sans pour autant voir augmenter la surface des capteurs !

 

La taille du capteur : comment s’y retrouver ?

 

C’est à la fois pour des questions de coûts et d’encombrement que les fabricants se sont lancés dans la conception de capteurs de tailles différentes. Depuis le 1/2.5’’ (1cm en diagonale) jusqu’au 24×36 cm, ils existent désormais sous de nombreux formats.

 

  • Les capteurs inférieurs à 6×8 mm sont les moins chers et les moins encombrants. Ils équipent la plupart des appareils photo numériques compacts et les bridges

 

  • Les capteurs supérieurs à 13×17,3 mm sont à la fois plus chers et plus encombrants, mais aussi plus performants. Ils sont principalement destinés aux appareils reflex ainsi qu’aux hybrides

 

  • Le Full Frame (24×32 mm) est quant à lui réservé aux appareils haut de gamme (reflex ou hybrides)

 

Au-delà de la question du coût et de l’encombrement, le choix d’un format de capteur découle avant tout de l’usage qu’en fera un photographe. Si les petits capteurs sont suffisants pour immortaliser le quotidien (vacances, loisirs, famille…), les grands capteurs sont en revanche indispensables dès lors que l’on pratique la photographie en tant qu’amateur éclairé. D’une part, ils garantissent une sensibilité plus élevée : plus le capteur est grand, plus il reçoit de lumière et plus le bruit numérique sera faible. D’autre part, ils offrent de plus grandes possibilités de jeu sur la profondeur de champ : plus la taille de l’image captée est grande et plus le photographe devra se rapprocher de son sujet. Il pourra ainsi réaliser de beaux flous d’arrière-plan notamment pour ses portraits.

 

Taille du capteur et choix des objectifs chez les reflex

Trois tailles de capteurs cohabitent chez les boîtiers reflex : le Full Frame (24×32 mm), l’APS-C (25,1×19,7 mm) et l’APS-H (28,7×19,1 mm). Chacun possède un format différent jouant un rôle important sur l’angle de champ de l’appareil : plus le capteur est petit et plus l’angle de champ se réduit !  Ce mécanisme n’est pas sans conséquence sur le choix des objectifs. Un 28 mm monté sur un APS-C correspondra dans les faits à une focale de 45 mm (on applique un coefficient multiplicateur de 1,5 à 1,6 en fonction des capteurs APS-C et de 1,3 pour les capteurs APS-H). Ainsi, changer de boîtier pour un capteur plus grand impose de changer de gamme d’objectifs pour profiter au mieux de toutes les qualités de ces derniers.

 

En résumé, deux éléments sont à prendre en considération lors du choix d’un capteur : sa résolution et sa taille. Un photographe averti aura tout intérêt à opter pour un grand format haute résolution afin d’exploiter au maximum les capacités de son boîtier reflex ou hybride et de ses objectifs. Les petits formats sont quant à eux grandement suffisants pour la photo de tous les jours en combinant faible encombrement et budget limité. D’autant que les compacts et bridges qu’ils équipent offrent désormais une résolution suffisamment élevée pour garantir de beaux tirages en petit format.

 

Bien entretenir son capteur

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La poussière : ennemi numéro 1 du capteur !

 

Vous constatez des taches sombres plus ou moins rondes sur vos photos ? C’est que des poussières se sont déposées sur votre capteur. Particulièrement visible sur les ciels bleus ou sur les parties claires de vos images, la poussière est en effet l’ennemi numéro 1 des photographes ! Elle profite des changements d’objectifs pour leur rendre la vie dure en s’immisçant au cœur de leur boîtier. Les possesseurs de compacts ou de bridges en sont donc protégés. Pour éviter ses désagréments auprès des utilisateurs de reflex, les constructeurs ont mis au point des systèmes antipoussière intégrés qui équipent désormais la plupart de leurs appareils. Ils peuvent être déclenchés automatiquement à l’allumage du boîtier ou sur demande du photographe (en passant par le menu du boîtier). Hélas, la plupart des tests ont démontré que ce mécanisme s’avère souvent insuffisant pour nettoyer correctement les capteurs. Mais pas de panique ! Il existe tout de même d’autres solutions pour lutter contre ce véritable fléau !

 

Quelles précautions prendre lors d’un changement d’objectif ?

 

C’est lors des changements d’objectifs que les poussières pénètrent dans le boîtier de votre appareil. Pour limiter leur intrusion, il existe quelques astuces à connaître. Choisir un endroit peu poussiéreux pour changer de focale est capital, mais parfois impossible en fonction de l’environnement dans lequel vous vous trouvez. Dès lors, manipulez votre équipement dos au vent en enlevant/fixant vos objectifs la tête vers le bas. Surtout, ayez à portée de main tout le matériel nécessaire : pas question de chercher votre matériel 5 minutes dans votre sac pendant que votre capteur prend l’air !

 

Le nettoyage manuel : comment s’y prendre ?

 

Malgré toutes les précautions que vous pourrez prendre, la poussière continuera à vous rendre la vie dure. Pas question toutefois de baisser les bras en passant des heures entières sur un logiciel de retouche à gommer chaque point sombre disgracieux ! Deux solutions s’offrent à vous. La première, plus coûteuse, est de confier votre boîtier à un revendeur agréé qui s’en chargera pour vous. Coût de l’opération : une cinquantaine d’euros. La seconde est d’accomplir cette tâche vous-même ! Plusieurs solutions de nettoyages existent dans le commerce ou sur le net. La plus efficace reste l’utilisation de pinceaux stériles à usage unique et d’un solvant. Ces outils sont disponibles en kits pour une soixantaine d’euros. Leur coût est certes plus élevé que celui demandé par un professionnel, mais ils vous permettront jusqu’à 12 nettoyages. Leur efficacité dépend quant à elle du respect de certaines règles, à savoir :

 

  • Travailler dans un milieu sain ;

 

  • Dépoussiérer au préalable l’extérieur de l’appareil et les lentilles de l’objectif pour éviter une nouvelle contamination ;

 

  • Libérer l’accès au capteur en sélectionnant, dans le menu du boîtier, l’option « nettoyage du capteur » ;

 

  • N’effectuer qu’un seul aller-retour sur le capteur avec le pinceau imbibé de solvant.

 

D’autres solutions telles que les petits aspirateurs sont en revanche à éviter. En effet, ces équipements ne permettront pas d’éliminer les poussières fixées sur le capteur.

 

 

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