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Comment choisir sa platine vinyle ?

09/11/2017
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Pourquoi retourner au vinyle ?

Pour la qualité…

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Les 33 et 45 tours possèdent des qualités irréfutables, explicables par leur procédé de fabrication. Alors que le vinyle est enregistré de manière analogique (enregistrement direct de la musique sur un support), la musique sur CD est numérisée. Cette numérisation traduit une perte du son originel.

Quand on compare, le résultat est sans appel : sur vinyle, le son est plus chaud, les basses et les graves sont plus percutants, les aigus sont plus clairs.

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… du vinyle

Il faut savoir que le disque vinyle possède une meilleure longévité que son petit frère le CD. Alors qu’on l’annonçait indestructible au moment de sa commercialisation, le CD possède en fait une durée de vie limitée. Un disque pressé de manière industrielle pourrait ainsi rester en l’état durant 50 ans, les CD gravés 15 à 20 ans. Ainsi, les premiers pressages vinyles de 1948 restent toujours aussi écoutables et gardent leur qualité sonore.

Pour la beauté des pochettes

Pour les plus puristes, les pochettes des vinyles sont un trésor unique à chaque fois. D’une dimension carrée (30×30 cm), elles laissent assez d’espace aux meilleurs designers pour laisser libre cours à leur imagination.

Bien choisir sa platine

Les vinyles ont beau faire leur retour, encore faut-il pouvoir les lire !

Et pour ce faire, deux solutions existent :

Soit ressortir une vieille platine de la cave en espérant que le temps n’en soit pas venu à bout ou alors s’en procurer une neuve qui lira à coup sûr vos disques préférés. Oui, mais dans ce cas, comment choisir ? Il existe en effet autant de types de platines qu’il existe de disques et toutes n’ont pas les mêmes propriétés.

Comment choisir entre une platine à entrainement par courroie et une à entrainement direct ? Une manuelle ou une automatique ? Avec une interface USB ou non ?

L’entraînement

Il définit la manière dont s’effectue la rotation du plateau sur lequel le disque est posé. On distingue deux types de platines : celles à entrainement dit « direct »  et celles à courroie.

Avec une platine à entrainement par courroie

Le moteur est séparé de la platine et permet de réduire les vibrations que celui-ci génère. Les bruits du moteur ne se transmettent pas au bras de lecture et le son du disque est plus clair.

Coup de cœur pour ce modèle : totalement design et très vintage, elle donne du cachet à votre intérieur.

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Retrouvez notre sélection

Sur une platine à entrainement direct

Le moteur est relié directement au reste de l’appareil. Ce système permet alors de donner au disque une vitesse de lecture beaucoup plus constante. Il est particulièrement apprécié des DJ, car il permet de réaliser des scratchs, de faire tourner le disque en sens inverse et aussi d’avoir un meilleur retour.

Les différents types

Manuelle

on doit lever le bras de lecture doit être lever manuellement, le disposer au-dessus du disque à l’endroit où l’on veut démarrer la lecture, démarrer le moteur et enfin abaisser le bras. À la fin du disque, il faut alors soi-même arrêter le moteur et repositionner le bras. Une méthode quelque peu fastidieuse, mais populaire chez les audiophiles, ceux-ci considérant le rendu meilleur avec ce type de platines. Mais attention, si le bras de lecteur est mal placé, le vinyle peut-être abîmé.

Coup de cœur pour ce modèle : très original avec son tourne-disque vertical

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Toutes nos platines manuelles

Automatique

À l’opposé, elles sont plus simples. Avec elles, il suffit d’allumer le moteur de la platine et d’appuyer sur un bouton pour que la lecture commence. À la fin de la face, la lecture s’arrête d’elle-même et le bras revient à la position de départ. Si elles sont pratiques, les platines automatiques ne permettent par contre pas de commencer au milieu du disque.

Semi automatique

Entre les deux on trouve alors les platines semi-automatiques. Celles-ci possèdent un moteur qui s’arrête automatiquement à la fin d’un disque et permettent par aussi de positionner le bras comme on le souhaite.

Préampli interne ou externe

Le préampli sert à restituer le son que le diamant produit lorsqu’il gratte le vinyle. De nos jours la plupart des platines disposent de leur propre préampli alors qu’avant il fallait l’y connecter. L’avantage du préampli intégré est qu’il permet de ne pas se compliquer la vie.

La réponse n’est toutefois pas si simple. Car au côté pratique de la chose, on opposera une perte de qualité, la plupart des préamplis internes étant de moins bonne facture. Les audiophiles qui désirent une meilleure restitution du son préfèrent ainsi les préamplis externes, signe d’une meilleure qualité sonore.

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USB ou non ?

Les platines les plus récentes offrent une fonction que les vieux modèles ne pouvaient pas fournir : la connectique USB qui permet d’enregistrer directement le son d’un vinyle sur ordinateur. Un avantage certain pour qui ne souhaite pas racheter toute sa musique vinyle en MP3…

Cependant, transformer ses vinyles en MP3 peut être fastidieux. Une fois l’enregistrement terminé, il faut redécouper le son numérisé en pistes séparées, leur donner un nom, les classer… Une entreprise qui peut démotiver à la longue. À l’achat, il faut alors se demander si cette fonction est bien utile : les plus courageux y trouveront ainsi une formidable opportunité, les autres s’en passeront !

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La cellule

Placée au bout du bras de lecture, la cellule est l’élément qui permet, via son diamant, de pouvoir lire les disques. Bien souvent, elle est livrée avec la platine, mais celles-ci ne sont malheureusement pas d’une excellente qualité. Pour un son optimal, il faut alors investir dans une cellule de marque réputée comme Shure, Audio Technica, Goldring ou Ortofon.

L’entretien

Les vinyles restent des objets précieux dont il faut prendre soin. Et pour ce faire, plusieurs précautions sont à prendre : les éloigner de toute source de chaleur, ne pas les empiler à plat et les nettoyer régulièrement à l’aide d’une brosse. Pour prendre soin de ses disques, on fait aussi attention au diamant de sa cellule de lecture. Pour ce faire, il faut les changer environ tous les 3 ans et les brosser afin d’enlever les impuretés qui s’y déposent.

  • Reply
    Sacha
    18/12/2014 at 0 h 42 min

    Bonjour. En tant que passionné de ce support, le vinyle, le souhaite compléter cet article qui est déjà bien étayé. Le microsillon reste un support chaleureux que la K7 audio ou le CD n’ont jamais supplanté, car c’est un processus mécanique, ludique et visuel qui reproduit la musique, c’est magique. Quand on écoute un CD ou un MP3 on a rien a regarder. Les enfants de nos jour sont étonnés et émerveillés de voir tourner ce disque noir et comprennent vite qu’ils peuvent interagir avec le plateau pour créer des variations de vitesse, même si c’est déconseillé… La reproduction sonore chaleureuse ou « raide » dépend beaucoup de la cellule utilisée, pour un modèle de qualité comptez 40€ une indétrônable Audio-Technica AT95E et plus de 6000€ pour la plus prestigieuse audiophile chez ORTOFON, une folie! Qu’est ce qui différencie ces deux cellules? L’AT95E à aimants mobiles est montée d’un diamant de taille elliptique, ce que je conseil même à un débutant, car il passe mieux dans le sillon, permet de lire le disque avec plus de finesse dans l’aigu, étend la bande passante au delà de 20khz, et use moins la surface qu’un diamant de taille sphérique: (bande passante limitée à 18khz avec des crachements dans l’aigu). Les cellules audiophiles très haut de gamme sont en général à bobines mobiles, la taille du diamant est hyper-elliptique ou shibata taillé avec plus de facettes que l’elliptique, beaucoup plus large à sa base et très fin à la pointe reproduisent des fréquences haut delà de notre ouïe, à 45khz! Ces cellules nécessitent un préampli spéciale avec un transformateur d’impédance (comptez des centaines d’euros en plus), car les bobines minuscules montées sur la pointe fournissent un signal de sortie très faible. Coté platine: évitez les plateau en plastique! Car il sont voilé d’origine et souvent ne dépasse pas 25cm de diamètre. Un plateau léger en alu de 28 à 30 cm conviendra parfaitement pour un mélomane. Le 33 tours fait 30cm de diamètre, plus il sera soutenu par le plateau, moins il y aura de bruit de fond, et résonnances parasites. Pour les audiophiles un plateau lourd d’une dizaine de kilos et un système de serrage du disque sur le plateau est souvent utilisé. L’entrainement directe ne produit guère plus de bruit qu’une courroie sur une platine de qualité HIFI, c’est négligeable. Une mauvaise platine à courroie peut-être plus bruyante car le moteur est quand même fixé au chassis… Une platine DJ est très bruyante, car pour le mix ou le scratch il faut un moteur avec un couple de démarrage puissant. Enfin, le rapport signal/bruit (dynamique) théorique d’un vinyle est de 60 décibels mais dépasse rarement 50db. Le CD non plus ne parvient jamais à utiliser sa plage dynamique de 90db! à cause des système d’amplification analogique. Le vinyle restitue un son plus coloré parce que la cellule ne pourra jamais avoir une bande passante parfaitement linéaire et ça, notre oreille le voit… Pour conclure, je compare ce support au violon qui n’a pas été remplacé depuis des siècles par aucun synthé! Ce n’est pas demain la veille qu’on trompera nos oreilles…

    • Amandine
      23/12/2014 at 16 h 15 min

      Bonjour Sacha, merci à vous pour ces précisions, en effet le son des vinyles reste incomparable !

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