Stockage

Comment bien choisir son stockage interne ?

29/09/2016
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Si vos données se trouvent à l’étroit dans votre ordinateur, plutôt que d’en changer, autant prolonger sa durée de vie pour un prix abordable en remplaçant simplement son disque dur. Aujourd’hui, les disques durs peuvent accueillir 4, voire 6 téraoctets de données. De quoi héberger des milliers de vidéos et des années de musique ! Opter pour un nouveau disque dur peut aussi redonner des ailes à un ordinateur devenu poussif. Pour stocker vos données ou gagner en vélocité, Rue du commerce vous aide à faire le bon choix.

Choisir un disque dur interne idéal pour…

 

 

Remplacer ou seconder le disque dur d’un ordinateur de bureau

Un disque dur de 3,5 pouces rapide (7800 tpm) avec une capacité importante (4 To) est l’idéal. Pour améliorer le temps d’accès, la mémoire cache du disque peut être de 64, voire 128 Mo. Pour la connectique, les modèles actuels sont en SATA 3 avec un débit théorique de 600 Mo/s. Sachant que le débit en données d’un disque dur mécanique dépasse rarement les 150 Mo/s même si l’ordinateur est en SATA 2, les performances resteront bonnes surtout si l’ordinateur est dédié essentiellement à de la bureautique. Pour plus de vélocité, il est possible d’opter pour deux disques. Un disque SSD, de 128 ou 265 Go, voire hybride, pour le système d’exploitation et les applications, et un disque dur interne mécanique dédié au stockage des données avec une capacité de 2, 4, ou pourquoi pas 6 To.

 

Augmenter la capacité de stockage d’un ordinateur portable

Si l’ordinateur n’est pas utilisé en déplacement et que vous êtes précautionneux, un disque dur mécanique de 2,5 pouces reste l’idéal et le moins onéreux. Avec un tel disque, il ne faut pas s’attendre à des performances incroyables. La vitesse de rotation est souvent moins élevée (5400 tpm), pour économiser de l’énergie. En revanche, vous pouvez bénéficier d’une grande capacité de stockage. Mais attention aux chutes, ainsi qu’à l’épaisseur du boitier du disque. Certains ordinateurs portables ne permettent par exemple pas d’accueillir des disques de 12,5 mm d’épaisseur. Pour associer les performances à une capacité de stockage importante, un disque dur hybride associant un disque SSD de 64 Go et un disque classique mécanique de 500 Go à 4 To présente un excellent compromis à un prix encore abordable.

 

Disposer d’un disque rapide, économe en énergie et solide pour un portable nomade

Pour les plus nomades à la recherche de performance et qui disposent, par ailleurs, d’une solution de stockage annexe (disque dur externe, cloud,…), un disque SSD est l’idéal. Ce type de disque permet à l’ordinateur d’être opérationnel en quelques secondes et de s’éteindre de façon presqu’instantanée, à l’image d’un smartphone ou d’une tablette. Un disque SSD est également peu énergivore, ce qui libère plus d’autonomie à la batterie de l’ordinateur. Enfin, son poids plume et sa finesse permettent de l’insérer dans les ordinateurs les plus fins. Son seul inconvénient est sa capacité de stockage encore limitée et son prix considérable en comparaison d’un disque dur classique. En revanche, le SSD est plus solide car il ne craint pas les chocs en raison de l’absence de mécanique. Enfin, il est silencieux et ne chauffe pas.

Revue de détail d’un disque dur interne

 

HDD SDD

La connectivité

Serial ATA 1, 2 ou 3

Il y a une dizaine d’années, la norme en matière de disque dur était l’ATA avec des prises IDE. Les câblages étaient larges et encombrants et le débit limité à 133 Mo/s. Depuis, les connecteurs se sont miniaturés et la norme est désormais le SATA. Au fil des années, ce standard a évolué et gagné en vélocité. Le SATA 1 offrait un débit théorique de 150 Mo/s, ce qui correspond toujours au débit réel de nombreux des disques dur. Le SATA 2 a doublé ce débit théorique et la norme actuelle SATA 3 le fait passer à 600 Mo/s en théorie. Les disques actuels sont tous disponibles en SATA 3 et restent compatibles avec les interfaces précédentes, sauf l’IDE. Pour les disques durs haut de gamme dédiés aux serveurs, la norme actuelle est le SAS. Ces disques sont compatibles avec le SATA et viennent remplacer l’ancien standard professionnel qui fut le SCSI.

La taille

Pour les PC de bureau dotés de boitiers de type « tour », le format 3,5 pouces est vivement conseillé. Pour les portables, il n’y a pas d’autre solution que les disques durs de 2,5 pouces. Dans ce dernier cas, il faut veiller à l’épaisseur du disque. Sur certains modèles, cette épaisseur est de 12,5 mm, alors que la plupart des portables ne peuvent loger que des disques d’une épaisseur de 9,5 mm. Il existe aussi des disques ayant une épaisseur de 7 mm pour les ordinateurs très fins, mais ils sont plus lents. Ils peuvent aussi se tordre accidentellement en raison de leur finesse. Mieux vaut plutôt leur préférer un disque SSD de 7 mm. Les SSD sont souvent fournis avec un mini châssis permettant de les adapter à des logements plus conséquents ou de les fixer sur le châssis 3,5 pouces d’un boitier de PC de bureau.

La vitesse et le bruit

Mis à part pour les disques SSD qui sont 100% silencieux, les disques métalliques crépitent et leur moteur tournant à plusieurs milliers de tours par minute (tpm), ce qui fait du bruit. Plus ils sont performants et plus ils sont bruyants. Les plus rapides tournent à 15000 tpm mais sont réservés aux serveurs de stockages. On trouve plus rarement des disques de 10000 tpm. Le plus gros du marché concerne les disques évoluant à 7200 tpm. Plus économes en énergie, les disques tournant à 5400 tpm sont destinés aux ordinateurs portables ou de bureau dédiés à la bureautique.

Les performances

Les performances d’un disque combinent principalement les deux données suivantes. Les constructeurs communiquent systématiquement sur les valeurs de pointe qui sont avantageuses.

Le temps d’accès (ms)

 

Mesuré en miliseconde, le temps d’accès est une valeur importante pour connaitre la vélocité d’un disque dur. Les constructeurs communiquent sur des disques disposant de temps d’accès avoisinant les 3 ms. En pratique une valeur autour de 10 ms est excellente. Ce temps d’accès dépend de plusieurs facteurs : la qualité du firmware, le nombre de plateaux, la vitesse de rotation du disque, le temps de positionnement des têtes de lecture et aussi la technologie employée. Ainsi, un disque SSD dispose d’un temps d’accès 150 fois plus rapide qu’un disque classique.

Le débit des données

Le temps d’accès n’a pas de rapport avec le débit d’un disque. Il dépend essentiellement de la vitesse de rotation et de la densité des données sur le ou les plateaux et aussi de la technologie d’interface employée (SATA 1/2/3).

 

La mémoire cache

La mémoire cache du disque dur permet de conserver les données auxquelles le disque accède le plus souvent afin d’améliorer les performances globales. Aujourd’hui, le minimum est de 32 Mo. Mais beaucoup de disques proposent 64 Mo, voire 128 Mo de mémoire cache. Le fait que cette capacité soit trois fois supérieure ne signifie pas pour autant que les performances le sont aussi. En réalité le gain est assez réduit.

 

La densité et le nombre de plateau

Plus un disque est doté d’une capacité importante et plus sa densité est conséquente. Cela signifie que les têtes de lecture vont devoir parcourir moins de surface pour lire plus de données. Toutefois, les données peuvent aussi être réparties sur plusieurs plateaux. Dans ce cas, si la densité est moins importante, la multiplication des têtes de lecture/écriture vient compenser.

La capacité de stockage

Aujourd’hui, les disques les plus récents atteignent les 10 To de données. Une capacité extraordinaire ! Mais attention, si le disque dur flanche ce sont ces 10 To qui passent à la trappe. Mieux vaut un second disque dur de sauvegarde et pourquoi pas interne. Globalement, les disques mécaniques actuels proposent une capacité allant de 500 Mo à 4 To. Il y a cependant de moins en moins de disques situés sous le To, compte tenu de la faible différence de prix à concéder. En revanche, les SSD plafonnent en général à 512 Mo pour un prix conséquent. Si ce choix est intéressant en raison de la solidité du disque et de sa vélocité, il faut alors l’accompagner d’un disque mécanique pour enregistrer des quantités de données conséquentes.

Les disques labellisés « green »

 

De nombreux disques sont vendus avec le label Green, ou ecoGreen, ou d’autres appellations relatives aux économies d’énergie. Ces disques sont en général des modèles de 3,5 pouces. Pour économiser de l’énergie, leur vitesse de rotation est limitée à 5400 tpm. Les performances s’en ressentent, et c’est pourquoi ces disques sont à privilégier pour une utilisation bureautique pure.

Les disques SSD

 

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Le disque SSD (Solid-Stade Drive) est en réalité constitué de mémoire flash. Il combine de nombreux avantages. D’abord, il est 150 fois plus rapide en temps d’accès qu’un disque dur classique. Il est aussi plus économe en énergie, plus solide, car non mécanique et plus fin. En revanche, son gros inconvénient c’est qu’il coûte beaucoup plus cher à capacité équivalente. Alors que les modèles traditionnels proposent 4 To, les disques SSD actuels tournent autour de 512 Go. Enfin, cette technologie a une durée de vie limitée à environ 100.000 cycles de lecture écriture. Il faut retenir que cela peut tout de même emmener un disque au-delà de 5 années d’utilisation intensive.

Les disques hybrides (SSHD)

Ces disques combinent la technologie SSD au disque classique mécanique, pour délivrer le meilleur des deux mondes. Le micrologiciel du disque joue un rôle important pour gérer l’utilisation du disque SSD afin qu’il délivre les meilleures performances. Le disque classique offre la possibilité de stocker des quantités de données conséquentes. L’inconvénient reste la fragilité du disque classique, par exemple lorsqu’il est utilisé sur un ordinateur portable.

 

Les accessoires

Qu’il s’agisse d’un disque SSD ou d’un disque classique, remplacer le modèle de son ordinateur n’est pas forcément évident. Il faut que celui-ci s’adapte bien et que les données, le système d’exploitation et les applications soient transférées intégralement. Pour cela, les constructeurs proposent parfois un kit de clonage et de transfert pour environ une trentaine d’euros de plus. Il est constitué d’un logiciel qui va dupliquer les données, et d’un câble SATA d’un côté et USB de l’autre. La manœuvre est simple, il suffit de brancher le nouveau disque dur sur la prise USB de l’ordinateur pour y cloner les données. Pour les disques SSD le fabricant fourni souvent un châssis pour adapter le disque à une baie de disque dur de 3,5 pouces. La visserie est alors fournie.

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