Outillage de jardin

Comment bien choisir son motoculteur ou sa motobineuse ?

11/10/2016
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Vous envisagez de refaire votre jardin, de vous lancer dans la culture d’un potager, ou d’entretenir vos massifs et plates-bandes ? C’est donc l’heure de labourer, retourner, biner, et/ou sarcler.

Pour travailler rapidement et efficacement, les outils traditionnels ne sont pas forcément les plus adaptés. Les machines motorisées permettent de gagner du temps, d’économiser de l’énergie, et d’obtenir un résultat plus net et plus esthétique. Pour travailler la terre sur des surfaces moyennes ou grandes, l’idéal est de s’équiper d’une motobineuse ou d’un motoculteur. Mais il existe un très large choix de machines et de motorisations, et il n’est pas toujours évident de s’y retrouver.

Heureusement, grâce à Rue du Commerce, retrouvez dans ce Guide d’achat tous les conseils pour bien choisir votre motobineuse ou votre motoculteur.

Quel modèle pour quel usage ?

Les motobineuses et les motoculteurs permettent de travailler la terre sans effort, en un seul passage, et d’aérer et oxygéner votre sol avant de semer. En fonction du modèle choisi, vous pourrez donc réaliser vos travaux de labour, binage ou sarclage.

 

L’usage d’une motobineuse ou d’un motoculteur

Le fonctionnement

La motobineuse et le motoculteur sont conçus sur le même principe. Ces machines sont montées sur une ou deux roues, motrices ou non (à l’exception des motobineuses électriques les plus légères, qui n’ont pas de roue). Le moteur thermique ou électrique entraîne la rotation de fraises (disques constitués de crochet) qui pénètrent dans le sol et ameublissent la terre plus ou moins en profondeur.

Le tout est contrôlé par un guidon équipé de manchons et des commandes nécessaires (mise en route, arrêt, et parfois marche arrière ou changement de vitesses). Sur certains modèles, il est possible de régler la profondeur de travail avec un éperon (crochet situé sur l’arrière de la machine).

Les travaux réalisés grâce aux motobineuses et motoculteurs

Les motoculteurs et motobineuses sont très utiles pour retourner la couche supérieure de la terre et briser les mottes. Cette opération permet :

  • d’aérer le sol et de l’ameublir avant de planter des semis ou des plantes, ou de semer une pelouse ;
  • de prévenir la repousse des mauvaises herbes dans les massifs ;
  • de préparer les sols maraîchers.

Différence entre une motobineuse et un motoculteur

La motobineuse est adaptée pour travailler des surfaces assez limitées, pouvant aller de 200 à 1 500 m2, selon la motorisation. Elle sera adaptée pour l’entretien de plates-bandes et de parterres, pour l’entretien d’un petit potager, voire pour la préparation de la terre avant de semer du gazon, pour les modèles les plus puissants.

La motobineuse présente plusieurs avantages :

  • Elle est légère, facile à ranger et à transporter.
  • Elle est plus maniable qu’un motoculteur lors de son utilisation, et sa petite taille permet de passer dans des endroits exigus.
  • Son entretien est plus simple et limité.

Le motoculteur, plus puissant que la motobineuse, permet quant à lui de réaliser des travaux beaucoup plus importants. C’est une machine conçue pour les professionnels. Les modèles les plus aboutis peuvent d’ailleurs recevoir certains équipements complémentaires (soc, remorque, arracheuse de pommes de terre, rouleau, lame de chasse-neige, etc.). Le motoculteur permet donc de travailler sur une surface beaucoup plus importante, et de manière plus intensive.

Ses avantages sont différents de sa « petite sœur », la motobineuse :

  • C’est une machine plus puissante, offrant une plus grande rapidité de travail.
  • Elle offre une plus grande polyvalence que la motobineuse, grâce à des accessoires plus nombreux.
  • Elle permet de travailler des sols un peu plus rocailleux.

 

 

Les motorisations conseillées en fonction des travaux de jardinage à réaliser

La puissance des motobineuses et des motoculteurs doit être un élément déterminant dans le choix de son équipement. La motorisation d’un motoculteur sera toujours thermique. La motobineuse, quant à elle, peut recevoir un moteur électrique ou thermique.

La motobineuse électrique

Les motobineuses électriques sont les machines les plus légères et les plus maniables. Elles sont aussi très silencieuses. Elles sont idéales pour les petits travaux : binage, entretien des parterres, désherbage.

Le plus souvent, les motobineuses sont équipées de 2 fraises, et permettent de travailler la terre sur une petite profondeur, et sur une largeur plus limitée.

Elles nécessitent cependant une alimentation électrique à proximité, et imposent de bien gérer le fil électrique au cours des travaux pour éviter un accident, à l’exception de quelques modèles fonctionnant sur batterie.

La motobineuse thermique

La motobineuse thermique offre le même confort d’utilisation que les modèles électriques. Elle apporte cependant une plus grande autonomie d’utilisation. Il est donc possible de réaliser des travaux plus éloignés d’une alimentation électrique. La puissance est également supérieure, habituellement comprise entre 3,5 et 6 cv, ce qui permet de réaliser des travaux plus importants : entretien et labour d’une pelouse, ou d’un potager, sur des surfaces pouvant aller jusqu’à 1 500 m2.

Les modèles thermiques présentent un autre avantage non négligeable par rapport aux modèles électriques : ils ne surchauffent pas, ce qui autorise un temps d’utilisation plus long. Certains modèles sont même équipés d’une marche arrière.

Le motoculteur expert

Les motoculteurs sont des machines de travail d’un niveau professionnel. Le nombre de fraises est plus grand, pouvant aller jusqu’à 6, ce qui permet de travailler sur une largeur plus importante et donc de gagner du temps.

La motorisation d’un motoculteur est forcément thermique, et souvent comprise entre 5 et 8 cv. Elle permet de travailler la terre en profondeur, et sur de grandes surfaces, supérieures à 2 000 m2.

Les caractéristiques à prendre en compte

Une fois le type de machine choisi en fonction de vos besoins, le choix entre les modèles reste large. Vous pouvez alors déterminer les caractéristiques spécifiques que vous recherchez pour votre équipement.

Récap

 

Le prix des motobineuses et motoculteurs

Les prix sont croissants selon le type de motorisation.

Le matériel le plus abordable reste la motobineuse électrique. De nombreux modèles coûtent moins de 100 euros. Les modèles les plus chers peuvent se rapprocher des 300 euros. Les prix des motobineuses thermiques s’étendent de 200 à 700 euros suivant les modèles. Les motoculteurs sont plus onéreux. Les premiers prix se situent entre 1 000 et 1 200 euros, et peuvent augmenter en fonction des accessoires choisis.

Mais il existe de nombreux autres critères à prendre en compte pour être certain d’avoir un matériel adapté à ses besoins.

 

Nombre de fraises

Le nombre de fraises varie d’un modèle à un autre, de 2 à 6. Ce nombre de fraises déterminera la largeur de travail, de 20 cm à 90 cm pour les modèles les plus grands. En fonction de la configuration de votre terrain, votre choix devra se porter vers un équipement étroit et maniable, permettant de passer partout, ou vers une machine plus large, de manière à travailler les grandes surfaces plus rapidement.

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Marche arrière et vitesses

 

Les modèles les plus lourds de motobineuses et de motoculteurs sont équipés d’une marche arrière. Cette option facilite grandement le maniement de l’appareil, que ce soit au cours des travaux, pour gérer les demi-tours, ou pour le ranger.

 

Les accessoires complémentaires

Certains modèles acceptent ou sont déjà équipés d’accessoires complémentaires parfois très utiles :

  • la roue de transport : certains modèles de motobineuses sont équipés d’une roue de transport, ce qui facilite la manipulation une fois le moteur éteint.
  • les disques protège-plantes : positionnés de part et d’autre des fraises, ces disques permettent de délimiter la zone de travail, et de protéger ainsi les plantations existantes, notamment lors de l’entretien de massifs ou de potagers.

Les motoculteurs de niveau professionnel peuvent également recevoir de nombreux accessoires : remorque, couteau de labour, lames de chasse-neige, rouleau tracté, etc.

Ces différents accessoires rendent la machine très polyvalente, et ainsi l’investissement est beaucoup plus intéressant.

L’entretien de son motoculteur ou de sa motobineuse : une meilleure sécurité et un fonctionnement optimal

Pour assurer un fonctionnement optimal de votre motoculteur ou de votre motobineuse, et éviter les pannes, il faut veiller à son entretien régulier. Cet entretien assurera également une meilleure sécurité lors de l’utilisation.

Avant toute manipulation de votre motoculteur ou de votre motobineuse, assurez-vous d’avoir coupé le courant, ou d’avoir déconnecté le câble de la bougie d’allumage, et laissez le moteur refroidir.

Équipez-vous de gants à chaque fois que vous manipulez les fraises et outils de coupe.

 

L’entretien après chaque utilisation

Après chaque utilisation de votre matériel :

  • nettoyez le châssis et les fraises, éventuellement à l’aide d’un outil en bois ou en plastique. Passez rapidement l’ensemble au jet d’eau pour éliminer les derniers résidus.
  • Assurez-vous de la bonne étanchéité du matériel, et au besoin, remplacez les vis et boulons de maintien.
  • Laissez sécher votre machine.
  • Appliquez un lubrifiant hydrofuge sur les fraises pour éviter la corrosion.
  • Pour les moteurs thermiques, vérifiez les niveaux d’huile, et remettez de l’essence.
  • Vérifiez la pression des pneus sur les modèles concernés.

Attention, vous ne devez jamais basculer le motoculteur ou la motobineuse sur le côté, de manière à éviter tout dégât sur les fraises.

En hiver, entreposez votre engin dans un endroit sec, à l’abri des intempéries.

 

Le moteur thermique

Un entretien du moteur de votre motobineuse thermique ou de votre motoculteur est nécessaire, surtout en cas d’utilisation régulière.

Tous les 3 à 6 mois et en début de saison, vérifiez le filtre à air, et nettoyez la bougie à l’aide d’une brosse métallique à bougie. Ces éléments assurent un bon démarrage de votre engin et limitent la consommation de carburant. Vérifiez visuellement l’état de la courroie. Vous pouvez remplacer ces différents éléments lorsqu’ils vous semblent usés, afin d’éviter tout risque de casse.

Vous pouvez également huiler ou graisser les parties mobiles :

  • filetage des vis maintenant le guidon,
  • filetage des vis assurant le réglage de la hauteur du guidon,
  • levier de réglage de la profondeur des fraises.


Les réponses de nos experts aux questions les plus fréquentes

Quel carburant utiliser pour un moteur thermique ?

Il convient avant tout de vérifier sur la notice d’utilisation le type de carburant recommandé par le constructeur.

Le carburant habituellement utilisé pour le matériel de jardinage est l’essence sans plomb. La qualité du sans-plomb 95 est suffisante. Pour les machines les plus anciennes (avant l’année 2000), il est nécessaire d’ajouter un additif.

 

À quelle période de l’année faire ses travaux ?

Les périodes idéales pour passer la motobineuse ou le motoculteur sont le printemps et l’automne.

En automne, le passage d’un motoculteur permettra de préparer le sol pour l’hiver. Les travaux en profondeur sont à privilégier.

Au printemps, l’objectif est plutôt d’éliminer les mauvaises herbes et d’aérer la terre avant de planter ou de semer. Il vaut mieux effectuer un passage moins profond, par exemple à l’aide d’une motobineuse.

Pour les machines les plus lourdes, il faut éviter d’avoir un sol trop humide, et n’intervenir qu’après deux ou trois jours de temps sec.

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