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Comment bien choisir un GPS ?

07/10/2016
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Avec des smartphones intégrant tous un GPS et des applications dédiées, on a tendance à oublier les systèmes de GPS spécialisés pour l’auto, la moto, le vélo ou la randonnée. Pourtant, ils cumulent les avantages. Leur prix a considérablement baissé et pour faire la différence, ils sont devenus très faciles à lire et utiliser, et sont vraiment conçus pour vous guider pour arriver à bon port. Ils font désormais encore mieux en se bardant d’options supplémentaires inédites. Pour ne pas vous perdre en route, Rue du commerce vous apporte des voies supplémentaires pour vous aider à choisir celui qui vous emmènera sur les chemins les plus courts.

Choisir un GPS pour…

Se déplacer ponctuellement

Un modèle d’entrée de gamme avec un écran de 4,3 ou 5 pouces fera l’affaire. Dès les premiers prix, les mises à jour de la cartographie sont accessibles gratuitement et à vie. L’affichage des informations de trafic en temps réel (info trafic) n’est pas toujours au rendez-vous sur les modèles les moins coûteux, mais le guidage est dans tous les cas optimisé. La possibilité de coupler le GPS avec un smartphone en Bluetooth pour bénéficier à la fois de l’info trafic et de l’utilisation du mobile en mains libres est appréciable. Notez que la plupart de ces modèles d’entrée de gamme peuvent aussi servir en dehors de la voiture pour vous guider, dans les zones piétonnes par exemple.

 

Tous les jours professionnellement et les vacances

Pour se différencier des smartphones, les nouveaux GPS proposent tout un arsenal d’options supplémentaires. Ainsi, on trouve des caméras (dashcams), qui sont intégrées au support. En plus de filmer le trajet, elles servent d’assistant à la conduite. En option, il est également possible d’ajouter une caméra sans fil à l’arrière du véhicule pour s’en servir de caméra de recul. Le mobile peut être couplé avec le GPS via le Bluetooth pour afficher les points d’intérêt situés à proximité (via Foursquare, par exemple), l’info trafic, la présence de zones d’accidents, ou encore dangereuses. Ce jumelage permet aussi de disposer d’une fonction kit mains libres pour prendre ou passer un appel. Côté confort, un écran lisible d’au moins 5, 6, voire 7 pouces est préférable. Sur les modèles de moyenne et haut de gamme, les écrans tactiles peuvent reconnaître les gestuelles habituellement employées sur les smartphones. Enfin, un support actif (intégrant le chargeur) est à privilégier à condition que celui-ci ne soit pas trop encombrant.

 

La moto

 

Les modèles spécifiques à la moto existent. Ils sont plus adaptés qu’un smartphone ou un GPS de voiture, car totalement étanches (jusqu’à un mètre en immersion) et dotés d’un support modulable pour s’adapter à tous les guidons de moto. L’écran doit être très lumineux et il doit être possible d’utiliser le tactile avec des gants et sous la pluie. Certains modèles disposent même d’un système antivol. La présence d’un mode « balade », permettant de choisir un profil d’itinéraire fourni en virages et dénivelés est un plus appréciable pour le motard. La présence du Bluetooth permet de connecter des oreillettes sans fil pour ne pas quitter la route des yeux. En raison de la luminosité de l’écran, l’autonomie est un facteur important (8 heures au minimum).

 

La randonnée et le sport

Les adeptes de randonnée ont leurs modèles dédiés. L’autonomie qui dépasse souvent les 15 heures est un critère de choix important pour ne pas avoir à ressortir la boussole et la carte. Souvent, l’écran n’est pas aussi agréable que celui d’un smartphone. En revanche, il est plus facile à lire car adapté à toutes les conditions climatiques (luminosité, traitement antireflet). De même, ce type de GPS est étanche et peut être exploité avec des gants. La présence d’une boussole numérique ainsi qu’un altimètre (baromètre) est un plus, surtout en montagne. Certains modèles haut de gamme proposent un capteur photo.

Pour les sportifs, les modèles spécifiques dédiés à la course se portent comme des bracelets-montres et permettent de compter les kilomètres, indiquer une direction et élaborer des entraînements fractionnés reposant sur la distance. Ils sont bien souvent associés à une ceinture dotée d’un capteur de fréquence cardiaque.

Revue en détail d’un GPS

La route la plus juste

Si la précision des puces GPS présentes dans les appareils se vaut désormais, pour faire mieux qu’une application de mobile, les constructeurs de GPS équipent leurs appareils d’outils permettant d’améliorer la précision de la navigation et l’estimation de la durée du trajet. Par exemple, la technologie IQ Routes (TomTom) sait évaluer la durée de vos trajets selon vos habitudes de conduite et celles d’autres utilisateurs. Lors de l’arrivée à des intersections, les GPS haut de gamme peuvent aussi afficher une vue photoréaliste de l’environnement, pour faciliter le changement de voies, par exemple, et ne pas manquer une sortie. De même, à l’approche d’une destination, des vues concrètes s’affichent avec des marquages permettant de trouver le lieu exact d’arrivée.

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Des accessoires optionnels

Certains modèles sont livrés avec des options supplémentaires. C’est le cas des caméras (dashcams) qui se fixent sur le support ou sont directement intégrées à l’arrière du GPS. Très employées en Russie, par exemple, elles filment les trajets et servent de preuve en cas d’accident. Pour le moment en France, ce type d’accessoire n’est cependant pas reconnu par les assurances. Ces mêmes caméras peuvent également servir d’assistance à la conduite. Des GPS proposent aussi, en option, des caméras de recul, qui se fixent à l’arrière du véhicule et qui affichent la vidéo de l’environnement extérieur sur l’écran.

 

La taille de l’écran

Durant plus d’une décennie, les écrans de 4,3 pouces de diagonale (env. 11 cm) furent le standard. Aujourd’hui, seuls les modèles d’entrée de gamme proposent encore cette diagonale d’écran. La tendance est au 5, 6 ou 7 pouces pour voir la route en grand. D’après des études, une taille plus importante pourrait nuire à la conduite et devenir dangereuse. Les écrans sont antireflet avec un traitement mat de la dalle et disposent d’un bon angle de vision. Les meilleurs écrans intègrent la reconnaissance des gestes que l’on a l’habitude de réaliser sur les smartphones et, notamment, le pincement du bout des doigts pour zoomer.

 

La TMC et/ou le Bluetooth

L’information du trafic en temps réel permet de calculer la durée et la route d’une navigation en fonction à la fois du trafic, mais aussi des travaux en cours. Pour cela, deux solutions sont possibles : l’option TMC, et/ou le Bluetooth. La première permet de se passer de réseau mobile pour obtenir les informations en direct. Les données de trafic sont alors récupérées automatiquement via un tuner FM intégré à l’appareil. La connectivité Bluetooth avec un smartphone peut délivrer les mêmes résultats sauf en cas de perte de réseau. Parfois, les deux options sont combinées et le Bluetooth offre d’autres avantages, avec des services supplémentaires.

 

La reconnaissance vocale et le guidage vocal

Présent depuis les premiers modèles de GPS, le guidage vocal s’améliore en donnant désormais comme indication des repères visuels évidents pour le conducteur, par exemple « Tournez à droite après le bâtiment rouge ». De même, pour ne pas quitter le volant des mains et la route des yeux, la reconnaissance vocale est souvent présente. Efficace, elle permet d’énoncer de façon naturelle les adresses de destination et de donner des commandes vocales à l’appareil.

 

Les aides à la conduite

C’est le gros point fort des nouveaux GPS. Pour faire la différence, ils proposent tout un panel d’aides à la conduite. Souvent disponibles avec les modèles dotés du Bluetooth qui peuvent se coupler à un smartphone, les alertes communautaires délivrées par Waze ou Maps s’affichent en cas d’accidents ou de zones dangereuses (radars). Ils préviennent également lorsqu’un virage est considéré comme dangereux, indiquent les changements de zone de vitesse, les passages d’animaux, les zones scolaires, et alertent en cas de nécessité de freinage face à l’approche d’un embouteillage, etc.

Les centres d’intérêts ou les lieux recommandés (restaurants, commerces…) provenant de sites communautaires, comme Foursquare, peuvent aussi être affichés. Certains de ces services nécessitent un abonnement supplémentaire payant. C’est le cas des GPS spécialisés dans l’avertissement de danger de la marque Coyote. Sans s’acquitter d’un abonnement mensuel, ces modèles ne fonctionnent pas.

 

La cartographie

Un GPS de base pour voiture est livré avec une carte de France tandis que d’autres modèles incluent des cartes détaillées de l’Europe pour 16, 22 ou 42 pays. Ils ne coûtent pas beaucoup plus cher. Aujourd’hui, pour presque tous les modèles, les mises à jour cartographie sont gratuites à vie. Contrairement à un mobile, la carte est entièrement disponible et chargée en mémoire. Il est possible de la mettre à jour via un ordinateur en raccordant le GPS via une prise USB, ou par une carte SD qui est maintenant souvent livrée. Les cartographies ajoutent des millions de points d’intérêt (boutiques, restaurants, station-service…).

 

Le support et le chargeur

Chaque GPS pour auto est fourni avec un support pare-brise et/ou un support pour montage sur tableau de bord. Certains modèles sont dits « actifs ». Cela signifie que le chargeur est directement intégré au support. Ces supports sont généralement plus lourds et plus massifs. Pour alimenter le GPS, il suffit donc de le poser sur ce socle. Les supports « passifs » n’intègrent pas le chargeur. Ils sont plus légers et le câble d’alimentation se branche directement sur la prise USB située à l’arrière du GPS.

Pour une moto, il faut veiller à ce que le support soit suffisamment modulable pour pouvoir être fixé à tous les modèles de guidon. Étant donné que les motos sont rarement équipées de prises de type « allume-cigare », ces supports sont presque tous passifs. Autrement dit, le GPS ne pourra compter que sur sa propre autonomie.

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