Téléphonie mobile

Test Samsung Galaxy S5 : le retour du roi ?

18/04/2014
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Comme tous les ans à pareille époque, Samsung fait trembler le petit monde de la téléphonie mobile en lançant un nouveau membre de la gamme Galaxy S. Pour mémoire, le Coréen a déjà écoulé plus de 200 millions de ses Galaxy S depuis le lancement du tout premier modèle en 2010. Cette famille de produits est d’ailleurs la seule sous Android qui puisse rivaliser de près ou de loin avec l’iPhone d’Apple en termes de ventes.

Les Galaxy S sont donc les smartphones Android les plus attendus chaque année. Le S5 a la lourde tâche d’assumer cet héritage écrasant. Samsung a mis les petits plats dans les grands pour s’assurer que la fiche technique de son dernier-né ne souffre pas de la comparaison avec la concurrence.

Test Samsung Galaxy S5 : les specs

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– écran Super Amoled Full HD de 5,1 pouces (définition de 1920 x 1080 pixels et densité de 423 pixels par pouces)

– processeur Qualcomm Snapdragon 801 (qui équipe également le Sony Xperia Z2 et le HTC One M8)

– 2 Go de mémoire vive

– puce graphique (GPU) Adreno 330

– capteur photo de 16 mégapixels, capable de filmer en Full HD ou en UHD-4K

– compatible 4G (Cat 4), NFC, Wi-Fi n/ac, Bluetooth 4.0, GPS (A-GPS) et GLONASS

– cardiofréquencemètre

– lecteur biométrique d’empreintes digitales pour le verrouiller/déverrouiller simplement et en toute sécurité

– étanche et résistant à la poussière

– dimensions : 142 x 72.5 x 8.1 mm et 145 g sur la balance.

Déballage

Comme souvent avec les smartphones Android, le contenu de la boite du Galaxy S5 se montre prévisible puisque le constructeur fournit uniquement l’essentiel, à savoir de la documentation, un chargeur, un câble microUSB et un kit mains libres stéréo. La boite en question est toujours constituée de carton hautement recyclable.

Design et prise en main

Quand on le regarde de face, pas grand-chose ne vient différencier ce Galaxy S5 de son prédécesseur. Il arbore comme lui des angles légèrement arrondis et le même pourtour en imitation d’aluminium. Pourtant, il suffit de retourner l’appareil pour comprendre que les nouveautés sont à aller chercher au verso.

rdc-test-samsung-galaxy-s5-4Alors que la première version du S4, de très loin la plus répandue, se contentait de l’habituel dos en plastique, le Galaxy S5 s’inspire plutôt du Note 3. Pour mémoire, ce modèle a été le premier du constructeur coréen à proposer un revêtement en plastique similicuir, qui reproduit le look et le touché d’une finition en cuir véritable. Ce revêtement nous avait paru convaincant sur le Note 3, mais il est bon de noter qu’il n’est pas du goût de tous les utilisateurs.

Pour le S5, le constructeur a amélioré la texture de ce matériau, tout en changeant le motif et en proposant d’emblée cinq coloris. Si l’appréciation des couleurs ou du motif reste une affaire de goût, avec autant de choix Samsung s’assure de plaire à un plus grand nombre d’utilisateurs.

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De plus, la sensation de toucher du revêtement a été grandement améliorée. À tel point qu’on se demande si Samsung a vraiment utilisé uniquement du plastique ! L’ensemble est parfaitement assemblé et les finitions ne souffrent aucun reproche. Au final, même si Samsung fait une fois de plus l’impasse sur les matériaux nobles, il améliore encore sa formule. Avec un bémol pour la version blanche de l’appareil.

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Cette dernière n’offre pas la même sensation de toucher que les autres, paraissant beaucoup plus « plastique ». Elle est donc moins agréable à prendre en main, sans être non plus à jeter aux orties. Nous avions déjà remarqué ce genre de problème avec la mouture blanche du Galaxy Note 3. Samsung semble avoir beaucoup de mal à produire une déclinaison blanche de son matériau qui soit à la hauteur des autres couleurs.

Côté préhension, il assez surprenant de constater que le Galaxy S5 se montre un peu plus grand que son prédécesseur : 42 x 72.5 x 8.1 mm et 145 g (contre 136.6 x 69.8 x 7.9 mm et 130 g pour le S4).

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L’écran à peine plus grand ne suffit pas expliquer cet état de fait. Mais dans l’absolu, ce n’est pas bien grave dans la mesure où cela ne change strictement rien à la prise en main de l’appareil. Comme tous les modèles de cette catégorie, il reste utilisable à une main sur une bonne partie de l’affichage. Quant au poids, il ne se montre pas plus gênant et participe même à une impression de solidité accrue dégagée par l’appareil par rapport au S4.

Pour ce qui est de l’ergonomie, on retrouve les trois boutons sous l’écran. Sauf qu’ils ne sont pas ici dans leur configuration habituelle, le constructeur ayant eu l’excellente idée de remplacer l’ancienne touche « option » située à gauche du bouton « Home » par un gestionnaire multitâche. Il fallait auparavant effectuer un appui long sur la touche centrale pour faire apparaitre ce gestionnaire. Ce qui était très pénible pour les amateurs de cette fonction ô combien pratique.

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Enfin, il ne vous aura sans doute pas échappé que le Galaxy S5 propose désormais une certification IP67 qui le rend résistant à l’eau et à la poussière. En théorie, il est capable de résister à une immersion de 30 minutes à une profondeur allant jusqu’à 1 m. Le but n’étant pas ici de transformer l’appareil en parfait compagnon de plongée sous-marine, mais plutôt de lui permettre de tomber dans une baignoire ou de prendre une douche avec vous sans dommage. Le contrat est rempli ; nous l’avons immergé à de nombreuses reprises, sans la moindre fuite à déplorer.

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Pour que le Galaxy S5 soit étanche, il faut bien fermer le cache.

Notez qu’une fois le smartphone sous l’eau, l’écran se bloque mais qu’il est toujours possible de prendre des photos ou de filmer avec les touches latérales de volume.

OS, interface utilisateur et réactivité

Alors que les dernières évolutions de TouchWiz, l’interface utilisateur maison de Samsung, nous avaient paru timides, le constructeur propose cette fois des nouveautés un peu plus marquantes.

Même si la philosophie reste globalement identique, le Galaxy S5 cède notamment à la mode du « flat design », avec des icônes au graphisme plus simple. L’ensemble de l’interface se montre plus coloré. Le menu des paramètres a lui aussi été refondu, là encore pour plus de simplicité.

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La barre de notification est toujours aussi bien fournie et agencée, avec la possibilité de configurer les accès rapides, ou de tous les afficher en coulissant la barre de notifications vers le bas, avec deux doigts au lieu d’un seul (<- tips qui fonctionne sur presque tous les Android !).

On remarque dans cette zone l’apparition de deux nouvelles touches : « Connexion rapide » et « S Finder » . Passons rapidement sur la première qui permet de se connecter plus simplement à des réseaux ou des appareils déjà connus de l’utilisateur. S Finder est plus intéressant puisqu’il s’agit d’un moteur de recherche universel qui fouille absolument tous les contenus présents dans le smartphone lors d’une recherche de l’utilisateur. Même si cette fonction existe déjà sur d’autres smartphones et tablettes, parfois depuis très longtemps (Web OS !), ce n’est pas pour autant qu’elle est moins pratique ici.

On note aussi l’apparition d’un panneau « My Magazine » accessible depuis la gauche des écrans d’accueil. Il s’agit en fait d’une page qui agrège de manière éditorialisée les flux d’actualité et les réseaux sociaux de l’utilisateur. On peut également accéder à Flipboard en deux clics depuis My Magazine. Là encore, il faudra repasser pour l’originalité puisque HTC propose la même chose depuis l’année dernière avec BlinkFeed.

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Pour animer le tout, Samsung a opté pour un processeur quadruple coeur Qualcomm Snapdragon 801, soit le processeur le plus puissant du moment. Il se trouve épaulé par 2 Go de mémoire vive et par une puce graphique Adreno 330. Samsung n’a pas lésiné non plus sur la fréquence puisque chacun des processeurs est ici cadencé à 2,5 GHz. Ce qui en fait en théorie le smartphone le plus rapide à date. Dans tous les cas, il s’agit là d’une véritable configuration de bataille, qui permet évidemment au couple Android 4.4.2 KiKat et TouchWiz d’offrir une fluidité et une réactivité parfaite en toute circonstance.

Enfin, Samsung a intégré deux types de lecteurs biométriques dans son Galaxy S5. Le premier est un lecteur d’empreintes digitales qui vient se nicher au cœur du bouton « Home », tout comme sur l’iPhone 5s.

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Mais son utilisation ne se montre pas aussi concluante que sur le smartphone d’Apple. D’abord, il n’est ici possible d’enregistrer que trois doigts au lieu de cinq. Ensuite et surtout, la reconnaissance en elle-même se fait plus erratique que sur le 5s. Après quelques jours d’utilisation, on finit par prendre un peu le coup. Mais le taux d’échec reste trop important.

L’autre capteur biométrique est un cardiofréquencemètre situé juste sous le module photo et permet de mesurer le pouls de l’utilisateur. Ce capteur-ci semble en revanche très bien fonctionner. Il s’utilise de concert avec l’application Samsung Health, ici rebaptisée « Poids ».

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Capture photo/vidéo

Avec sa gamme Galaxy S, Samsung s’est forgé une belle réputation en matière de photo mobile. Et ce n’est pas ce cinquième rejeton de la lignée qui va venir la ternir. Les photos prises dans de bonnes conditions de luminosité sont absolument superbes.

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Quasiment tous les smartphones parviennent aujourd’hui à prendre de bons clichés lorsque la lumière est idéale. Mais le Galaxy S5 a pour lui un piqué impressionnant, une très bonne reproduction des couleurs et un excellent niveau de détails. On apprécie aussi les nombreuses fonctions ajoutées par le constructeur pour renforcer la captation de photos et de vidéos. Avec une mention spéciale pour le HDR amélioré, qui permet de réaliser des clichés aux effets de lumières assez superbes, même lorsque les conditions ne s’y prêtent vraiment pas.

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Photos : sans HDR/avec HDR.

Saluons également le nouveau mode « refocus » qui laisse la possibilité de changer la zone de focus après-coup.

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Côté vidéo, le résultat est à l’avenant, avec une captation UHD-4K vraiment réussie, qui enregistre plus de détails encore que la captation Full HD. Mais gare à la taille des vidéos ainsi capturées !

La seule ombre au tableau vient des photos en situation de basse luminosité. Les résultats ne sont pas catastrophiques, mais le Galaxy S5 a tendance à trop lisser les clichés. À tel point qu’ils perdent vite leurs détails si on zoome ne serait-ce qu’un peu dedans. Heureusement, le flash se montre assez efficace jusqu’à quatre mètres de distance.

Ecran et lecture multimédia

L’écran est l’une des caractéristiques qui a le moins évolué sur le papier entre le Galaxy S4 et le Galaxy S5. Avec une diagonale de 5,1 pouces, le nouveau venu ne gagne que 0,1 pouce. Pour une définition qui reste identique, soit du Full HD 1080p (1920 x 1080 pixels). Pas de révolution à attendre de ce côté-là. Ce qui n’est pas bien grave tant cet écran reste parfaitement d’actualité. Il offre en effet un rendu des couleurs qui flatte la rétine, une excellente profondeur des noirs (Amoled oblige), une luminosité correcte et une densité de 432 pixels par pouce.

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À l’usage, cet écran se montre très agréable. À tel point qu’il est difficile de lui reprocher quoi que ce soit, à l’exception d’un très léger manque de lisibilité lorsque le soleil tape directement dessus.

Un tel afficheur permet évidemment de profiter confortablement du navigateur Web et de tous les types de contenus multimédias. Que ce soit pour écouter des chansons, visionner des photos ou regarder une série ou même un film, le Galaxy S5 ne déçoit pas.

Il parvient également à sortir du lot grâce à une nouvelle fonction qui ne paie pas de mine, mais qui pourrait durablement changer les habitudes des utilisateurs de l’appareil. Samsung a en effet ajouté un port infrarouge qui transforme le Galaxy S5 en véritable télécommande universelle. Cette fonction ne se limite pas aux appareils du constructeur coréen et se montre compatible avec les plus grandes marques d’électronique. Elle est donc capable de remplacer la plupart des télécommandes du salon pour les télévisions, les Home Cinemas, etc. Il suffit ensuite de lancer l’application Smart Remote ou tout autre appli compatible pour prendre le contrôle de tous ces appareils depuis le Galaxy S5. Il est même possible de laisser affichées sur l’écran de verrouillage ou dans la barre de notifications les commandes pour augmenter/diminuer le volume et pour changer de chaînes.

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LG proposait la même chose avec son remarquable G2. Mais, malgré toutes ses qualités, ce dernier n’a jamais eu le succès commercial qu’il aurait mérité. Voir débarquer ce port infrarouge sur un modèle destiné à se vendre à très grande échelle comme le Galaxy S5 est donc une excellente nouvelle, car il s’agit là d’une fonction susceptible d’intéresser tous les types d’utilisateurs.

Téléphonie

La qualité audio des conversations se montre très bonne. Ni bruit malvenu ni microcoupure ne viennent parasiter les appels. L’appelant et l’appelé s’entendent parfaitement. L’écouteur est d’une puissance tout à fait convenable. L’autonomie se montre excellente pour ce type de produit, mais varie aussi beaucoup selon le type d’utilisateur. En usage normal, il est possible d’envisager deux journées pleines loin d’une prise de courant. En revanche, la pratique de jeux vidéo fait fondre l’autonomie plus rapidement qu’avec les autres modèles. Dans tous les cas, la batterie de 2800 mAh du Galaxy 5 tient une grosse journée d’utilisation.

Verdict : pour quel public ?

Ce smartphone est une franche réussite sur toute la ligne. Ses petits défauts comme le rendu perfectible des photos en basse luminosité ou le lecteur d’empreintes capricieux sont complètement balayés par les très nombreuses qualités de l’appareil. Entre le très bon écran, la fluidité parfaite, les performances sans faille de la photo de jour et les nouveautés bien vues comme l’étanchéité, l’interface épurée ou la présence d’un émetteur infrarouge, le Samsung Galaxy S5 se montre très plaisant au quotidien. Bien plus encore que son prédécesseur lorsqu’il est sorti.

Néanmoins, cette nouvelle mouture reste une évolution plus qu’une révolution. De fait, celles et ceux qui ont toujours été allergiques à la gamme Galaxy S ne seront pas plus convaincus par ce modèle. Quant aux autres, ils ne seront pas déçus !

LES

• La qualité de fabrication
• La sensation « cuir » réussie (sauf pour la version blanche)
• L’étanchéité (à condition de bien remettre le cache en place)
• Les fonctions photo comme le HDR amélioré ou le focus sélectif après-coup
• La qualité des photos et des vidéos capturées en plein jour
• Le rendu des vidéos 4K
• La fluidité et la réactivité de l’ensemble du système
• L’interface utilisateur globalement plus agréable
• Le capteur cardiofréquencemètre fonctionne plutôt bien
• Les fonctions multimédias ronronnent sur ce type d’appareil
• Le port infrarouge qui transforme le S5 en véritable télécommande universelle

LES

• Prise de photos en basse lumière perfectible (trop de lissage)
• Le lecteur d’empreinte digitale a souvent des ratés

Galaxy S5 BLUE_02Samsung Galaxy S5, sur Rue du Commerce

 

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