Téléphonie mobile

Test Wiko Highway : premier processeur octocoeur et design bluffant

24/03/2014
rdc-test-wiko-highway-620x350-ok

Est-il encore besoin de présenter Wiko ? Peu connu il y a un an, le constructeur a gravi les marches du succès quatre à quatre, pour s’imposer comme l’un des acteurs les plus en vus sur le marché français. Cette position, il la doit essentiellement à ses nombreux modèles low cost. Mais en 2014, le fabricant semble avoir décidé d’aller chatouiller d’un peu plus près les grands fabricants. On en veut pour preuve le Highway que nous testons ici. rdc-test-wiko-highway-10-boite Même si son tarif est plus élevé que ce à quoi Wiko nous avait habitués, il dispose toujours en théorie d’un très bon rapport qualité/prix en regard de sa fiche technique. Le smartphone embarque en effet notamment un écran Full HD IPS de 5 pouces (1920 x 1080 pixels), un processeur octocœur MediaTek MT6592 cadencé à 2 GHz, de 2 Go de mémoire vive, 16 Go de mémoire de stockage interne, un capteur photo principal de 16 mégapixels capable de filmer en Full HD et un autre frontal de 8 mégapixels. Des caractéristiques de choix donc, auxquelles il ne manque que la 4G.

Test Wiko Highway : le déballage

rdc-test-wiko-highway-11

Contrairement à beaucoup d’autres constructeurs qui se contentent de donner le strict minimum dans la boite de leur smartphone, Wiko se montre ici particulièrement généreux. Celle dans laquelle est livré le Highway contient non seulement les accessoires habituels comme le kit mains libres stéréo ou le chargeur, mais aussi des adaptateurs pour les différentes tailles de carte SIM et une coque en plastique pour protéger le smartphone. Une attention suffisamment rare pour être signalée.

 

rdc-test-wiko-highway-9-coque-offerte

Coque offerte dans le coffret Wiko Highway.

Test Wiko Highway : design et prise en main

Avec ce smartphone positionné sensiblement plus cher que ses prédécesseurs, Wiko se devait de marquer le coup à tous les niveaux. Et notamment en termes de design. Pas une mince affaire quand on sait que ses derniers modèles ne déméritent pas, avec des finitions en aluminium. Mais le constructeur a réussi à faire encore mieux avec le Highway. On retrouve ici un pourtour entièrement en aluminium, qui donne une touche d’élégance et une solidité certaine à l’ensemble. Mais le plus surprenant vient de la coque entièrement constituée de plasti-verre. Un revêtement arboré par des smartphones tels que le Nexus 4, le LG Optimus G ou plus récemment le Sony Xperia Z1. Le Highway ressemble d’ailleurs beaucoup à ce dernier. Il propose en effet le même look industriel fait de lignes brutes et épurées. Une vraie réussite donc. rdc-test-wiko-highway-8

Côté prise en main, malgré l’écran de 5 pouces, la préhension ne pose pas de problème particulier et il reste possible de manipuler l’appareil à une seule main pour la plupart des tâches du quotidien. Les 7,7 mm du smartphone lui permettent de se faire assez discret au fond d’une poche.

rdc-test-wiko-highway-6

OS, interface utilisateur et réactivité

Wiko a pris l’habitude de proposer une version quasiment « nue » d’Android, c’est-à-dire très proche de celle que Google fournit aux constructeurs. Le système d’exploitation de Google est ici disponible dans sa version 4.2.2 Jelly Bean. Wiko y a tout de même apporté quelques légères modifications, notamment pour la forme des dossiers d’applications et le mode « vue d’ensemble » pour apercevoir sur le même affichage tous les écrans d’accueil. Pour le reste, on retrouve donc une organisation classique, composée de cinq écrans d’accueil, d’un menu regroupant les widgets et applis, d’une zone de notifications et d’un écran pour déverrouiller l’appareil.

rdc-test-wiko-highway-1-interface-utilisateur-android

Bref, de l’Android pur jus. L’ensemble s’avère donc efficace et fonctionnel, ne réservant guère de surprise… bonne ou mauvaise. Pour animer l’ensemble, le Wiko Highway embarque le tout premier processeur octocœur, un modèle de chez MediaTek (MT6592) dont les huit cœurs sont chacun cadencés à 2 GHz, et épaulé par 2 Go de mémoire vive. Des caractéristiques impressionnantes sur le papier, qui laissent augurer d’un smartphone très fluide. Toutefois, il est bon de préciser qu’en termes de puissance brute, ce processeur octocœur ne fait pas mieux que les meilleurs quadruple cœur de la concurrence. Néanmoins, en pratique, il tire suffisamment son épingle du jeu pour que cela ne pose aucun problème. Le Highway est fluide et réactif à l’usage dans quasiment toutes les circonstances. Il faut vraiment abuser des applications gourmandes en ressource pour réussir à le faire ralentir un peu. De plus, il fait tourner sans sourciller tous les types d’applis, même les derniers jeux en 3D. Enfin, les lags sont relativement rares, mais pas inexistants.

La capture photo/vidéo

rdc-test-wiko-highway-7

Sur le papier, le Wiko Highway promet beaucoup avec son capteur de 16 mégapixels. Mais, même si elle n’est pas anodine, cette caractéristique ne suffit pas à elle seule à garantir de bonnes photos. La qualité intrinsèque du bloc optique est au moins aussi importante. Et c’est précisément cette partie qui fait habituellement défaut aux smartphones d’entrée et de milieu de gamme. Mais le Highway parvient à tirer son épingle du jeu de ce point de vue, sans toutefois approcher les meilleurs du genre. Il propose une bonne netteté ainsi qu’un rendu des couleurs assez correct. Néanmoins, même s’il est honnête, le niveau de détails est un ton en dessous de ce que laissait espérer une résolution aussi importante. Comme avec les plupart des smartphones, les clichés s’avèrent assez moyens en situation de basse luminosité, et le flash ne fait pas de miracle. IMG_20140324_083716 IMG_20140324_083641 IMG_20140317_192022

On note également la présence d’un capteur photo frontal de 8 mégapixels. Une bonne idée à l’heure où les selfies sont devenus un phénomène de société. Le capteur en question permet vraiment de shooter des clichés autrement plus détaillés que d’habitude. Un vrai bon point pour les amateurs donc, même si en l’absence de flash il faut veiller à rester dans un environnement assez lumineux pour réussir des selfies décents.

L’écran et la lecture multimédia

Comme pour la capture de photo, les smartphones situés dans cette gamme tarifaire ne proposent généralement pas des écrans capables de rivaliser avec les modèles les plus onéreux. C’était du moins le cas avant l’apparition de cet Highway. C’est bien simple : le rendu de son afficheur tactile est exceptionnel en termes de fidélité des couleurs et de contrastes ! Le seul point sur lequel il est perfectible vient de la luminosité un poil faible. Néanmoins, elle est plus que suffisante en intérieur. Il faut vraiment que le temps soit très ensoleillé en extérieur pour que cela pose des problèmes de lisibilité. La finesse d’affichage rattrape ce petit accroc, car avec une définition Full HD de 1920 x 1080 pixels, l’écran de 5 pouces offre une très bonne densité de 441 pixels par pouce. Soit l’une des meilleures du moment.

rdc-test-wiko-highway-4-navigateur-web

Un tel écran permet évidemment de profiter au mieux du navigateur web, des livres électroniques (ebooks) et surtout des contenus multimédias comme les photos et les vidéos en HD. Ces dernières resplendissent sur l’afficheur. Wiko a de plus eu la bonne idée de doter le lecteur vidéo natif de l’appareil d’une compatibilité étendue avec les formats les plus courants et les sous-titres. Le lecteur audio rentre dans le rang, avec un rendu musical correct, mais sans plus.

rdc-test-wiko-highway-5-lecteur-musical

Téléphonie

Avant de conclure ce test, attardons-nous sur les fonctions téléphoniques du Wiko Highway. De ce point de vue, il ne démérite pas, avec une très bonne qualité audio en conversation. Les correspondants s’entendent parfaitement, sans microcoupure ou déformation malvenue des voix. Wiko oblige, l’appareil offre deux emplacements pour carte microSIM. Leur gestion est un modèle du genre. Côté autonomie, les résultats sont dans la moyenne puisque l’appareil peut tenir une journée complète sur une seule charge. Mais mieux penser à le recharger tous les jours pour éviter les mauvaises surprises.

rdc-test-wiko-highway-12

Verdict

Le Highway compte beaucoup plus de points forts que de points faibles. Il ne souffre d’ailleurs d’aucun défaut vraiment rédhibitoire, à l’exception notable de l’absence de connectivité 4G. Mais ce dernier point ne contrariera pas forcément tous les utilisateurs. De plus, même si certains de ses arguments clés comme le processeur octocœur ou le capteur photo de 16 mégapixels apparaissent un peu légers au final, l’appareil se montre tout de même fluide et parvient à capturer des photos et des vidéos plutôt correctes, à défaut d’inoubliables. Pour le reste, son design, sa qualité de fabrication de premier ordre et son très bel écran lui donnent des arguments de poids pour faire pencher la balance en sa faveur. Enfin, si la concurrence est féroce, le Wiko Highway s’impose tout de même clairement comme le meilleur smartphone double SIM du moment. Et de loin.

LES 

• Design sobre et réussi
• Superbe qualité de fabrication
• Écran globalement excellent
• Très bon lecteur vidéo
• Système d’exploitation efficace et agréable
• Toutes les applications tournent sans problème
• Très bon en lecture de vidéo

LES
• Pas de lecteur de carte microSD (mais 16 Go de mémoire interne)
• Absence de 4G

Wiko Highway noir, sur Rue du Commerce

Crédit photos test Wiko Highway : Sanuki/Rue du Commerce

 

  • Reply
    kertan
    06/04/2014 at 12 h 50 min

    Design bluffant ? bah il ressemble aux autres téléphones en fait, je ne vois rien qui le démarque des autres !!

Ecrire un commentaire