Composants Informatique

Comment bien choisir son watercooling ?

14/10/2016
watercooling

Également connu sous le nom de refroidissement à eau, le watercooling est de plus en plus plébiscité, notamment par les amateurs de PC Gaming et les fans d’overclocking. Vous envisagez d’installer ce système de refroidissement sur votre ordinateur ? Suivez nos conseils pour faire le bon choix.

Qu’est-ce que c’est ?

Traditionnellement, le refroidissement d’un ordinateur est assuré par des ventilateurs faisant circuler un flux d’air sur des radiateurs. Grâce au watercooling, l’utilisateur a la possibilité de profiter d’un refroidissement plus efficace, mais aussi parfaitement silencieux. Le principe de fonctionnement du watercooling est simple : à l’aide d’une pompe, un liquide circule à travers des tuyaux répartis dans la tour de l’ordinateur. En circulant, ce liquide passe à travers un ou plusieurs waterblocks situés sur les différents composants à refroidir (disque dur, processeur, carte graphique ou encore mémoire vive). Le liquide, devenu chaud, est à nouveau refroidi par un radiateur, et ainsi de suite.

watercooling guide d'achat

Plus complexe à mettre en place qu’un système de refroidissement à air traditionnel, le watercooling n’est pas toujours nécessaire et dépend souvent d’un choix de l’utilisateur. Il se révèle en revanche particulièrement efficace dans des usages bien précis, notamment en cas d’overclocking (l’ordinateur est poussé au-delà de ses capacités pour des jeux ou des tâches gourmandes, et chauffe donc davantage). Le watercooling est particulièrement efficace lors des utilisations longues et fait moins de bruit que des ventilateurs classiques. Cependant, le watercooling ne s’installe que sur des PC de bureau et non sur des ordinateurs portables.

Les types de produits

Le kit de watercooling

Vous trouverez facilement des kits de watercooling prêts à être montés dans votre unité centrale. Ces kits contiennent généralement les éléments basiques nécessaires, tels qu’un waterblock, une pompe, la tuyauterie et un radiateur. Cette solution est idéale pour débuter, même si la performance finale reste moyenne. Il est possible de se tourner vers des kits de watercooling prêts à l’emploi, qui sont même pré-remplis.

guide d'achat watercooling

Le système watercooling à construire soi-même

Si vous avez une idée précise du résultat que vous souhaitez obtenir, vous pouvez acheter chaque composant du watercooling séparément. Tuyaux, waterblocks, réservoir, radiateur, raccords et pompe devront alors être choisis avec soin pour répondre à vos attentes. Le système de watercooling à monter soi-même présente l’avantage d’être une solution unique idéalement adaptée à chaque besoin. Vous pouvez ainsi choisir d’installer votre système à l’extérieur de votre boîtier, ce qui aura pour effet une diminution significative de la température à l’intérieur de votre PC. Le montage d’un système de watercooling à construire soi-même permet aussi de relever un défi technique. Toutefois, la création de A à Z d’un système de watercooling nécessite quelques connaissances, pour ne pas se tromper au moment de l’achat des pièces…

Les critères de choix

Identifier les pièces à refroidir et leurs besoins

Vous devrez tout d’abord identifier les pièces à refroidir et leurs besoins en refroidissement. En effet, selon que vous choisirez de refroidir le processeur ou la carte graphique, le choix du waterblock sera différent. Il vous faudra ainsi opter pour un waterblock adapté au modèle de votre composant. Ainsi, un waterblock pour carte graphique doit idéalement recouvrir l’intégralité de la carte, afin de refroidir les puces mémoires et les VRM (Voltage Regulator Module). Le matériau de fabrication du waterblock est également important : par exemple, le cuivre est connu pour transporter efficacement la chaleur. Pour choisir la puissance de votre watercooling, il est nécessaire de calculer les besoins en refroidissement de votre ordinateur. Pour cela, évaluez la consommation en watts de votre configuration.

 

Le type de circuit

Le watercooling propose deux types de circuits : LPDC (faibles pertes de charge) ou HPDC (hautes pertes de charge). Le premier favorise le débit, tandis que le second met l’accent sur l’échange thermique. Conséquences : avec un circuit LPDC, l’efficacité est accrue si plusieurs éléments doivent être refroidis, mais ce circuit est relativement bruyant et encombrant. Le circuit HPDC est moins bruyant, mais aussi moins performant en cas de refroidissement de plusieurs composants. Il présente par ailleurs un risque de bouchon dans les waterblocks, en raison des diamètres fins de ses composants. En pratique, chacun de ces systèmes nécessite des composants différents.

La puissance de la pompe

Autre élément à prendre en compte lors du choix d’un système de watercooling : la puissance de la pompe. Mesurée par le débit et la pression de la pompe, cette puissance doit être suffisamment importante pour refroidir efficacement les composants. Pour refroidir uniquement une carte graphique ou un processeur, une pompe classique fait l’affaire. En revanche, les systèmes refroidissant plusieurs composants doivent intégrer une pompe plus puissante. Dans le cas d’un circuit LPDC, optez pour une pompe dont le débit minimum est de 600L/h. En circuit HPDC, un débit de 300L/h est conseillé.

 

Le diamètre et la longueur du tuyau

La longueur et le diamètre du tuyau doivent eux aussi être pris en compte lors du choix d’un système de watercooling. La longueur du tuyau dépend en effet du nombre d’éléments à refroidir, mais aussi de la taille du boîtier. En cas de doute, il est conseillé de choisir un tuyau de 2m environ. Le diamètre, lui, dépend du flux de l’eau dans le tube, et donc de la pompe. Le diamètre d’un tuyau en circuit LPDC doit être supérieur à celui d’un circuit HPDC. Attention : il existe un diamètre interne et externe pour chaque tuyau.

 

Les contraintes liées au boîtier

Chaque boîtier est différent : il est impératif de prendre en compte l’espace disponible et les emplacements envisageables afin d’acheter un système de watercooling adapté.

La taille du radiateur

Critère supplémentaire important lors de la mise en place d’un watercooling : la taille du radiateur. De manière générale, on compte un radiateur de 120mm par élément à refroidir. En cas de doute, optez toujours pour le radiateur le plus grand. Vous trouverez des radiateurs passifs et des radiateurs actifs. Les premiers ne contiennent pas de ventilateur et doivent donc bénéficier d’une surface d’échange plus importante.

 

Les embouts

Les embouts, ou raccords, sont primordiaux pour éviter les fuites. Les embouts cannelés sont proposés avec plusieurs diamètres différents. Les embouts à coiffe, eux, sont particulièrement adaptés aux circuits HPDC. Certains raccords sont dotés d’un ressort, qui offre une meilleure courbure du tuyau.

 

L’esthétique

Enfin, l’aspect esthétique de chaque composant peut éventuellement être pris en compte, si le boîtier d’ordinateur est transparent ou que l’installation se situe en dehors du boîtier.

Conseils pour installer

Identifier l’espace disponible dans sa tour

Un système de watercooling peut être plus ou moins encombrant, c’est pourquoi, avant de se lancer, il faut toujours vérifier l’espace disponible dans la tour. Cet espace dictera notamment la taille des composants à acheter.

 

Où et comment placer le réservoir et la pompe ?

Chaque boîtier présente des contraintes différentes : l’emplacement disponible pour chaque composant doit être étudié. Dans le cadre d’un premier watercooling, l’utilisation des emplacements 5,25 pouces est recommandée pour l’installation de la pompe et du réservoir. Toutefois, ces éléments peuvent également être placés dans l’espace libre entre l’alimentation et les cages de disques durs. Si l’espace interne n’est pas suffisant, l’installation d’un watercooling externe peut être envisagée. D’une manière générale, la pompe se place au plus bas et sous le réservoir.

Bien utiliser

Utiliser un liquide de refroidissement adapté

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’eau minérale est déconseillée pour le watercooling. Il est plutôt recommandé d’opter pour de l’eau déminéralisée, à laquelle on ajoute une solution additive afin d’éliminer les risques de développement d’algues. Il existe également des solutions adaptées à cet usage et prêtes à l’emploi. Si vous souhaitez miser sur l’esthétique, sachez que les liquides de refroidissement se déclinent en différentes couleurs. Dans tous les cas, il faut veiller à apporter une quantité de liquide adaptée : 1 litre est généralement suffisant.

Dépoussiérer le radiateur

Afin de limiter les risques de panne, il faut régulièrement retirer les éventuelles poussières accumulées dans le radiateur. Pour procéder au nettoyage du radiateur, utilisez tout d’abord un aspirateur pour venir à bout de la poussière sur les ailettes. Ensuite, débarrassez l’intérieur du radiateur de ses impuretés à l’aide d’un compresseur de 8 bars ou d’une bombe à air sec, en procédant impérativement par courtes phases successives pour ne pas abîmer le radiateur. À défaut, faites tourner le circuit après y a voir introduit quelques gouttes de produit nettoyant. Laissez reposer une demi-heure, puis purgez deux fois de suite à l’eau déminéralisée. Terminez en remplissant avec un liquide propre. Cette précaution permet de désincruster les dépôts.

 

Surveiller la pompe et les waterblocks

De temps en temps, surveillez la pompe et vérifiez qu’aucun waterblock n’est bouché. Pour s’assurer du bon fonctionnement, il suffit de coller l’oreille au plus près de la pompe : si celle-ci ne ronronne plus, cela signifie qu’elle est cassée. En cas de panne, le circuit risquerait en effet de surchauffer. À éviter absolument !

 

Précautions à prendre lors du premier démarrage

Lorsque vous avez terminé l’installation de votre système de watercooling, prenez le temps de vérifier qu’aucune fuite ne se présente. L’alliance de l’eau et de l’électricité constitue un réel danger, et les fuites pourraient griller votre ordinateur et le rendre inutilisable. Prudence !

 

Notre page dédiée de Watercooling

    Ecrire un commentaire